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15/01/2015

Comment mal vendre (des livres) en ligne quand on est éditeur

l'éditeur qui ne savait pas vendre ses livres
Quand on découvre une nouvelle maison d’édition, on a toutes les chances de se réjouir.
Puis on visite le site de vente en ligne au design épuré et agréable. Le processus de commande semble simple. Mais…

  1. Les mentions obligatoires manquent. Aïe.
  2. Les CGV aussi. Heum.
  3. Il n’y a qu’un moyen de paiement. Zut.
  4. Le site gère lui-même les transactions (qui n’a pas peur d’un nouveau Heartbleed ?). Ouch.
  5. Nulle part on ne me propose de m’inscrire à la newsletter. Vraiment ?
  6. En cas d’annulation de transaction, le prospect n’est pas redirigé vers une page pour acheter le livre dans une librairie physique. Soupir.

Le tunnel de la e-boutique du site de cet éditeur est cassé en de nombreux endroits. D’une part, le e-commerce de l’éditeur ne respecte pas la loi (frais de port gratuits, CGV, loi Hamon…). D’autre part, sa relation au prospect puis au client semble entendre la vente d’un unique titre comme objectif ultime de la transaction. A moins qu’un pixel Facebook n’ait été implanté sur la page de paiement, le-dit éditeur n’aura aucune chance de me recontacter pour me proposer à nouveau la vente de son livre sur son site.

Dommage. Car ce cas particulier n’est pas franchement une exception et de nombreux éditeurs – pour ne pas dire e-commerçants – ouvrent leurs boutiques comme ils ouvriraient un stand éphémère dans un village. Sans se soucier du code du commerce, des abandons de panier et de la relation avec leur clientèle.